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Appropriateness of current thresholds for obesity-related measures among Aboriginal people
CMAJ Lear et al. 177: 1499

Résumé

Appropriateness of current thresholds for obesity-related measures among Aboriginal people

Scott A. Lear PhD, Karin H. Humphries DSc, Jiri J. Frohlich MD, C. Laird Birmingham MD

School of Kinesiology (Lear), Simon Fraser University, Burnaby, BC; Division of Cardiology (Lear, Humphries); Department of Pathology and Laboratory Medicine (Frohlich); and the Division of Internal Medicine (Birmingham), University of British Columbia, Vancouver, BC

Correspondance : Dr Scott A. Lear, Simon Fraser University, School of Kinesiology, 515 West Hastings St., Vancouver BC  V6B 5K3; fax 604 806-8590; slear{at}providencehealth.bc.ca

Contexte : En dépit de la prévalence élevée de l’obésité et du diabète chez les Autochtones du Canada, on ne sait pas si les seuils actuels de l’indice de masse corporelle et de la circonférence de taille établis pour les populations blanches conviennent pour les Autochtones. Nous avons comparé le risque de maladies cardiovasculaires dans des populations autochtones canadiennes et européennes en utilisant les seuils actuels de l’indice de masse corporelle et de la circonférence de taille.

Méthodes : On a évalué des participants autochtones (n = 195) et européens (= 201) en santé (jumelés selon le sexe et la fourchette de l’indice de masse corporelle) pour analyser leurs caractéristiques démographiques, les facteurs liés aux habitudes de vie, l’adiposité totale et centrale et les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires. Parmi les participants autochtones et européens, nous avons comparé le lien entre l’indice de masse corporelle et chacun des trois facteurs suivants : pourcentage d’adiposité corporelle, adiposité centrale et facteurs de risque de maladies cardiovasculaires. Nous avons aussi comparé le lien entre la circonférence de la taille et les trois mêmes facteurs.

Résultats : L’indice de masse corporelle a sous-estimé de 1,3 % le pourcentage d’adiposité chez les participants autochtones comparativement aux participants européens (p = 0,025). L’utilisation de la circonférence de taille a surestimé de 26,7 cm2 l’adiposité abdominale chez les participants autochtones comparativement aux participants européens (p = 0,007). Il n’y avait toutefois pas de différence dans la façon dont la circonférence de taille a estimé l’adiposité viscérale et abdominale sous-cutanée chez les deux groupes. Pour le même indice de masse corporelle et la même circonférence de taille, nous n’avons observé aucune différence au niveau de la majorité des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires chez les participants autochtones et européens. La prévalence de dyslipidémie, d’hypertension, de déficit de glycémie à jeun et de syndrome métabolique était la même chez les participants des deux groupes après ajustement en fonction de l’indice de masse corporelle, de la circonférence de taille, de l’âge et du sexe.

Interprétation : Nous n’avons constaté aucune différence pour ce qui est du lien entre l’indice de masse corporelle et le risque de maladies cardiovasculaires entre les hommes et les femmes d’ascendance autochtone par rapport à l'ascendance européenne. Nous n’avons constaté aucune différence non plus entre ces groupes pour ce qui est du lien entre la circonférence de taille et le risque de maladies cardiovasculaires. Ces données appuient l’utilisation des signes anthropométriques actuels dans la population autochtone du Canada.





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